Le grand britannique cuisage combat (mais québécois)

En attendant le retour de la grand-messe culinaire à l’autel du Doux Visage d’Élyse qu’est Les Chefs! (si t’oublies le point d’exclamation, you’re dead to us), on a décidé de se tourner vers la version Splenda/sirop d’agave/ton succédané préféré avec Le meilleur pâtissier du Québec qui, comme son nom l’indique très clairement, est l’adaptation au sirop d’érable et beuluets de The Great British Bake Off (ou GBBO, pour celleux qui ont le dentier collé dans le caramel).

Dans la mère-patrie britannique (et que Dieu sauvegarde la reine en faisant clic-droit puis save as), l’émission est un grand classique. Exportée dans plus de 20 pays, elle arrive enfin au Québec, adaptée à nos zussécoutumes. Y verra-t-on un Joe Louis trois étages? Une pièce montée de tarte à la farlouche? Un gâteau à l’effigie de Véronique Cloutier? Un baklava sans voile s’il veut enseigner dans une école? On est excités comme si on venait de se faire une ligne de suquenpoud!

Le concept a besoin d’être expliqué

Le Grand québécois concours de cuisage est animé par Marie-Eve Janvier et Joël Legendre, deux artistes très habitués au sucré.

Joël, tout pimpant, commence par présenter le concept, vu que le TV Hebdo existe pu pour nous dire ce qu’on est en train de regarder. Pendant 10 semaines qu’on regardera pas parce qu’y faut être abonné à VraiHélixQUBVidéotronVidéoway, des pâtissiers amateurs se livreront une chaude bataille (au moins à 350 degrés) à coup de deux-tiers de tasse de cassonade pour déterminer, on vous le donne en mille, le meilleur pâtissier du Québec.

Le gagnant aura également droit à son propre livre, dans lequel il pourra réunir toutes ses recettes, en changeant deux ou trois affaires de la recette de Ricardo pour pas que ça paraisse trop, genre en enlevant «le meilleur» dans le titre.

Pis si je remplace ça par «le vraiment pas pire» ou «ze bèste», ça le fait-tu?
– Le gagnant qui s’essaie

Le tout se déroule sous une tente aménagée spécialement pour qu’on puisse y cuire des gâteaux, ce qui est vraiment notre genre de camping.

La van life? Fuck it, parle-moi de la viennoiserie life.
– Caroline, déjà en train de paqueter son linge pis son beurre

Marie-Eve, qui a répondu avec plus d’enthousiasme au casting call qu’à la demande en mariage de Jean-François, a vraiment, mais vraiment crissement hâte qu’on mange. Marie-Eve est pas là pour niaiser. Elle est là pour voir des gens… pâtisser.

RECORD SCRATCH!

As-tu dit «talent d’acteur»?

Mais que serait une compétition culinaire sans compétiteurs?

(C’est une question rhétorique, guys, c’est pour ajouter du rythme à notre texte, c’est pour que vous vous sentiez interpellés en vous disant «ayoye, c’est ben dynamique comme texte!».)

Les participants ont besoin d’être présentés

Comme on ne va pas visionner tous les autres épisodes, on vous avertit tout de suite : on va pas commencer à apprendre les noms pis à s’attacher, ce sera trop dur après, on est trop sensibles. Faque ça y va comme suit :

  • Y’en a un que c’est sa fête;
  • Y’a une fille de ville (allô Marie-Élaine Thibert?) qui va capoter quand le wi-fi va boguer parce qu’une vache est assise sur le câble;
  • Y’a une fille qui arrête pas de dire «wow», probablement une admiratrice de Clotaire Rapaille;
  • Y’a un gars qui dit que c’est le rêve d’une vie, tout en parlant de monter les escaliers vers la tente, faque il rêvait de monter des escaliers;
  • Y’en a une qui a pleuré.

J’prends pour elle!
– Caro emo

On présente aussi les juges, que personne ne connaît sauf Caroline, qui connaît tout le monde.

Allô Gaël!
– Caroline, qui connaît Gaël

On a compris deux choses avec Gaël Vidricaire et Joël Lahon (Joël le juge, ou Jujoël) : 1) y’ont quand même l’air de pas pire connaître ça, comment partir un four pis toutte, et 2) ça prenait un tréma dans le nom pour être juge.

Joël souligne aux concurrents que Marie-Eve et lui sont des gourmands professionnels, qui sont là pour les encourager, les soutenir, mais surtout goûter. Ce à quoi Marie-Eve répond d’une voix gutturale de matante cochonne devant un danseur huilé qui sent la coconutte avec l’équivalent d’un Fruit-o-Long pour y cacher l’pochon : «rrrrrrhooooooooooon oui!».

Le premier défi a besoin d’être annoncé

Le thème du premier défi est tout à fait d’adon pour un truc diffusé un 18 (Marie-Eve) janvier : l’été.

Les pâtissonniers qui pâtissent auront 1 h 45 pour créer un dessert pour 6 à 8 personnes qui sera «le reflet de leur personnalité».

Je vous ai donc préparé un gâteau blanc insupportable, prétentieux et xénophobe.
– Mathieu Bock-Côté, concurrent coupé au montage

«À vos marques, prêts, pâtissez!» s’exclament les animateurs qui animatent. Mais là, si tu te dis que c’est long, 1 heure et 45 minutes : inquiète-toi-vous pas. Le monteur, qui est un écureuil sur le speed spécialement dressé pour ce genre d’exercice, va nous ramener ça à un beau cinq menutes bien tassées et qui respirent pas.

Parce que le temps, c’est de l’argent, pis que t’es probablement en train de lire ça sur tes heures de job, on va faire pareil. On va te résumer tout le premier défi sans respirer, C’EST PARTI!

Julien est un Beauceron qui aime la vie et qui va faire un gâteau mojito avec de l’alcool dedans. C’est une chouette idée, mais on est plus du genre muffin rhum and coke.

Sabrina fait du crossfit, mais elle semble assez passionnée par la pâtisserie pour arriver à parler d’autre chose que de crossfit.

La plus jeune de la compétition, Sarah, est étudiante en sciences quelconques et a ben du visou avec les erlenmeyers. Sa force, c’est le look et la présentation, qui sont deux choses très différentes, à ne pas confondre avec l’image et le visuel.

Quand tu demandes un verre d’eau à Sarah, et qu’elle s’emporte un peu sur la présentation et le look.

Ça ne paraît pas quand on le regarde pis qu’on a soudainement le goût de s’endormir, mais Darren est un économiste de 29 ans. Il est passionné d’expéri….zzzzzz

«Il reste 1 heure», annonce un Joël super relax, et les pâtissiers lui répondent de façon vraiment trop casual. On s’ennuie du musicien maniaque des Chefs!. On dirait une trame sonore d’un film de Pixar.

Dario est italien, on le montre donc sur une Vespa, c’était soit ça, soit dans une rencontre de collusion pour des contrats dans la fonction publique, vu qu’on y va pour les clichés.

Roch roule ses R et fait de belles teintures, il est «habitué de travailler sous pression » et on aimerait préciser qu’il fait des teintures de cheveux de madame, pas du déminage en Bosnie.

Marion impressionne les juges en mettant du sucre en poudre sur des framboises. Elle vient du Lac et passe l’été sur une bleuetière, elle sait donc qu’elle doit faire attention à l’our.

Caroline a 4 enfants, elle s’ennuie de quelqu’un pour licher ses batteurs et Marie-Eve est déjà prête à se mettre la yeule sous le KitchenAid en marche.

Entre deux images de batteurs sur socle qui battent des affaires sur leur socle, on nous a présenté quand même pas mal de monde dont on va éventuellement se crisser, et il reste seulement 15 minuuuutes!

Les deux animateurs mangent une bouchée. Marie-Eve se rappelle, à mi-chemin de sa mastication, qu’elle a une émission à animer.

Il reste 5 minuuuuutes!

Les concurrents mettent leur crémage.

30 secoooondes!

Quelqu’un court dans la cuisine.

5! 4! 3!… Fini!

Ça fait 16 meunutes que le show est commencé, le défi est terminé et tu viens de lire près de 1300 mots. Si t’es étourdi.e, c’est normal, bois un grand verre d’eau, mets ta tête entre tes jambes et ça va passer.

Les gâteaux ont besoin d’être mangés

On commence ça avec le gâteau de notre démineur de toupette avec mèches, Roch, et à la grosseur des portions qui sont taillées ici, on comprend vite que personne n’est sur un programme de comptage de calories (tant mieux, tabarnak).

La chantilly au coin de la yeule, Jujoël souligne qu’on a une belle mâche, une belle bouchée et, pour marquer son point, entreprend de réciter tout le monologue de Cyrano de Bergerac la bouche pleine.

Le gâteau mojito de Julien a l’air d’être lui-même rendu à son quatrième ou cinquième drink sur la playa.

Clair que ça se termine dans son vomi dans la piscine du resort, autour du drain de fond.

«Un petit peu sucré», dit la juge Gaël à propos d’un gâteau avec du chocolat, du caramel, trois sortes de bonbons, des mini brownies, une poche de sucre, un gallon de sprinkles et trois albums de Lara Fabian dessus.

«C’est délicieux viva Italia», dit Marie-Eve, qui est partie s’isoler dans sa loge avec le gâteau aux pêches de Dario. Garde-toé de la place, minou, il reste encore 30 minutes à l’épisode!

Auffecoursse, ME nous a pas entendus, elle repart aussi avec la tarte aux framboises de Simon l’économiste. Kekun de la prod peut-il lui servir un verre de lait pour faire baisser son taux de sucre, histoire qu’on soit capables de la coucher avant minuit ce soir?

Quant à la bagatelle de la jeune scientifique, servie dans des petits verres comme ceux qu’on récupère des pots de Nutella ou des chandelles Ikea, elle est «facile à manger, je ne me pose pas de question», dit Gaël, qui a l’habitude de faire un arbre décisionnel digne du CIUSS de Lanaudière avant de se décider à manger une barre tendre.

C’est toutte pour le premier défi.

[Regarde le timeur.]

Oh shit, il reste 24 minutes à l’épisode!

La pub a besoin d’être diffusée, et toi, t’as besoin de faire une pause sucrée

Va piger dans ta boîte d’After Eight que t’as reçue à Nowel pis que t’as cachée entre tes deux dildos, on t’attend!

T’es prêt.e? T’as ton ti buzz de sucre? Super! Tu sais la seule chose qui te manque? Pouvoir te vanter que t’es notre mécène sur Patreon!

En nous lançant un p’tit 2 ou un p’tit 5, comme si nous étions deux belles tartes à saupoudrer de sucre en pourdre, tu pourras te délecter :

  • D’une infolettre mensuelle culturelle aussi riche qu’un gâteau Duncan Hines où le Nutella remplace les oeufs pis l’huile pis le glaçage;
  • D’un avertissement 24 heures à l’avance de la parution d’un nouveau texte, au cas où tu aurais la face dans le garde-manger et pas devant ton ordi;
  • D’une communauté exclusive de gens qui parlent de masques pour le visage au baloney, réunis dans notre groupe Facebook VIP.

Si t’es plutôt du genre pincée de sucre d’amour, tu peux aussi nous servir l’équivalent de deux p’tits biscuits Social Tea en nous offrant un café sur Buy me a coffee ou via notre PayPal. On te promet de pas flober ça en jujubes à une cenne au dep.

Le défi technique a besoin de… attapeu, un autre défi?

«Nos juges sont un peu taquins», déclare Joël en annonçant le défi. La taquinerie est-elle aussi satisfaisante que la ratoure? Peut-on la servir sur un petit chariot en criant «aspirants-cuisiniers, je vous demanderais d’arrêter de tamiser de la farine»? Le charme de La Face d’Élyse pourrait-il être égalé par L’Enthousiasme de sa Douce Moitié d’Enfanforme? Et si je n’ai pas de framboises, puis-je les remplacer par des crevettes de Matane?

En lieu et place d’un chariot de ratoure, on offre plutôt aux concurrents toutes les instructions qu’il faut pour faire une crème brûlée. Toutes… sauf le temps de cuisson. Or, la crème brûlée, c’est l’équivalent de faire une chirurgie à cœur ouvert sur le pape pendant que le souverain pontife désamorce une bombe. Un truc d’une précision extrême où la moindre erreur peut mener à de multiples morts et du sucre qui goûte amer. Tu fais cuire pas assez longtemps, c’est liquide. Tu fais cuire trop longtemps, c’est pâteux. Tu fais cuire juste le bon temps, mais tu mets du bœuf haché au lieu de la crème, c’est un burger que tu as fait, pas une crème brûlée.

C’est le moment de tester la théorie «toutte se cuit à 350»!
– Caroline «wing it» Décoste

On vous le donne en mille : les concurrents rushent. Mais la musique, sorte de rip-off de la toune thème d’Harry Potter, rend le tout très bon enfant.

Plutôt que de stresser pour mon concurrent préféré qui semble être dans la marde, j’ai emballé des cadeaux de Noël tout en envoyant chier J.K. Rowling sur Twitter.
– Mathieu

C’est alors que le feu pogne, toi chose! Vite! Appelez le calendrier de pompiers!

Une manière comme une autre de faire disparaître Joël Legendre.

Même asphyxié par un épais nuage de fumée, Joël garde sa bonne humeur extrême pour annoncer qu’il reste 5 minutes.

Pis là POW! «Oh, c’t’excitant, il reste 30 secondes».

Oups! Attention! 5… 4… 3… C’est terminé!

Dans cette émission, le temps est contracté comme si on était dans Interstellar. Un moment le défi commence, la seconde d’après faut que tu déguedines parce que ça fait trois ans que tes enfants ne t’ont pas vu, deux images plus tard l’émission en est à sa cinquième saison, la pandémie est finie et tous les concurrents ont une longue barbe blanche.

Sur la table de jugeation, une photo de chaque concurrent est placée devant sa crème brûlée, ce qui donne l’impression qu’ils sont morts dans l’incendie du poêle et que les crèmes brûlées sont de petits autels à leur mémoire. Caramélisées à l’aide de leurs cendres, d’où le granuleux.

On vous résume les commentaires des juges : au niveau du au niveau, c’est vraiment de niveau haut.

Le troisième défi a besoin d’être… woh woh woh, trois défis? In this economy?

Avec un duo de «oh no no, pas n’importe lequel, oh non ma chère» entre un Joël et une Marie-Eve qui ont visiblement profité de la pause pour finir le gâteau au mojito, on apprend qu’il reste un dernier défi : 3 heures pour faire un fraisier, ou 3 heures pour passer par-dessus l’esti de «pâtisser» pour une troisième et too much fois.

C’est quoi la limite de fois qu’ils vont le dire dans l’émission? The limit does not exist.

Y’en a qui ont des pistaches routies, d’autres qui mettent des champignons dans le glaçage, une qui entreprend la restauration de la chapelle Sixtine en génoise à la vanille, un qui fait une job de bodypainting à son gâteau (pour obtenir un «Effet velours», qui est aussi le titre de l’album comeback de Marie Carmen), alors que l’Italien opte pour une crème diplomate, qui est beaucoup plus stable et moins facile à corrompre qu’une crème lobbyiste.

Mais soudain, un drame terrible vient troubler l’indolence estivale de cette émission au degré zéro du stress. Le narrateur sort sa voix la plus dramatique pour nous lancer une phrase qui résonne dans les chaumières comme l’annonce d’une huitième vague de COVID :

« Julien rencontre un problème irréparable :
son macaron géant s’est émietté. »

À partir d’aujourd’hui, quand nos vies prendront un tournant sombre, quand le malheur s’abattra sur nos demeures, nous nous souviendrons du macaron géant, et nous nous dirons que nos problèmes sont peut-être terribles, mais ils ne sont ni irréparables, ni émiettés.

Avant le top 3 des meilleurs gagnants, voici le top 3 des meilleurs commentaires des juges, avec pas de contexte :

  • «C’est un gâteau très agréable à couper.»
  • «J’aurais aimé plus de souplesse dans le biscuit.»
  • «C’est autant bon que perturbant.»

On rit on rit, mais entre deux bouchées des juges, je suis allé m’inscrire à l’ITHQ en pâtisserie tellement ça me donnait envie de cuisiner des gâteaux.
Mathieu, la tite bave au coin de la yeule

Laisse-moi être la Marie-Eve de ton Joël!
Caroline, elle aussi la tite bave au coin de la yeule en pensant à manger des gâteaux

Autour de la table des confidences, remplie de gâteaux à moitié mangés comme si c’était une dégustation gratuite parce qu’ils se marient, les deux juges sont enthousiastes de tout. On aurait dit des enseignants de maternelle qui remplissent un bulletin qui comptera pas. Ils n’ont aucune critique à formuler, tout le monde joue bien ensemble et la sieste se passe bien.

Mais comme il faut qu’on en envoie une dans le coin, ben c’est Amélie, avec sa soupe crue à la salmonelle, pardon, sa crème pas brûlée, qui doit remballer ses spatules pis sa tite gugusse pour équeuter les fraises.

Au revoir, Amélie. On t’a eue dans nos écrans un gros total de 25 secondes.

Vas-tu finir ton bake off fleur de lys?

L’épisode se termine, mais c’était tellement monté serré qu’on a l’impression d’avoir écouté un long «précédemment, dans le dernier épisode…» pis on comprend pas pourquoi l’épisode de cette semaine ne commence pas. C’est comme si 3 défis de 10 recettes, pour un total de 30 desserts à goûter-commenter entre 10 présentations de concurrents (pour un total de 40 concurrents-gâteaux), c’est un peu trop pour une émission de 45 minutes. Surtout quand on en gaspille cinq à essayer de nous enfoncer le mot «pâtisser» dans le gosier.

La prochaine personne qui nous dit «pâtisser» va recevoir une mornifle au chocolat.

Dans le prochain épisode, vous devrez vous abonner à Vidéotron, avoir un forfait câblé de 400 postes à la maison pis au chalet, posséder 3 forfaits de cellulaire et sponsoriser 1 satellite en orbite pour le savoir.

Anyway. C’est pas très grave si on ne voit pas les épisodes suivants. C’est impossible qu’ils arrivent à égaler un moment de tension tel que «Julien rencontre un problème irréparable: son macaron géant s’est émietté».

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