Vas-tu finir… par répondre à nos questions?

Caroline Décoste et Mathieu Charlebois goûtent pour vous à toutes sortes de choses, afin de répondre à la question « Si tu manges ça, vas-tu finir ton assiette ? »

Et après 26 textes, 26 dégustations, 26 « pourquoi, mais POURQUOI, Seigneur ? », Caroline et Mathieu ont finalement réalisé leur rêve : leurs grosses faces étalées sur quatre pages dans un magazine de bord de caisse d’épicerie.

Hé oui ! On est dans le Dernière heure. For realz, yo !

derniere-heure

Et si vous tournez la page, Y A ENCORE DEUX AUTRES PAGES SUR NOUS !

Ce n’est pas mêlant, on se sent comme des vedettes. Caroline a commencé à se prendre pour Guylaine Tremblay et elle se promène partout en réclamant qu’on lui donne un prix Artis, et Mathieu se prend pour une de ces vedettes de concours de bel canto avec juste un prénom et pas de nom de famille.

Pour la postérité, et parce que le magazine Dernière heure n’a pas de site web (ils sont déjà rendus ailleurs, ils sont post-web), voici une version un peu allongée de l’entrevue du Dernière heure.

Les questions sont de Louis-Philippe Messier. Les réponses sont de Marie Laberge, parce qu’on n’avait pas le temps de faire ça nous-mêmes.

***

D’où vous est venue l’idée du blogue gastronomique spécialisé dans les nourritures industrielles louches ?

C’est un terrain encore peu exploité. La majorité des blogues gastronomiques et foodies se concentre sur le -nomique. Nous préférons nous concentrer sur la gastro.

Si Marilou mangeait la même chose que nous, son blogue s’appellerait « Deux fois par semaine, max ».

Pas facile de « choisir le bonheur » en mangeant un smoothie de « bouchées de poutine ».
– Caroline

Êtes-vous un couple ?

Si c’était le cas, il faudrait en aviser nos conjoints respectifs. Alors d’ici à ce que ce soit fait, on va dire que non.

Vous savez, le pain et le fromage peuvent coexister dans le même grilled cheese sans être un couple pour autant.

Où vous êtes-vous rencontrés ?

Pendant longtemps, on ne se connaissait que de l’Internet, parce que c’est le 21e siècle et que Québec et Montréal, c’est loin en vélo.

Un jour, on s’est croisés au stand à revues d’une gare d’autobus, et c’est là, entre un sac de Doritos et un Entertainment Weekly avec la face de Benedict Cucumbernachos, qu’on a décidé de créer ce blogue, mariant notre amour de la bonne chère et notre passion pour la fine littérature. (Histoire 100 % vraie, comme dans le magazine Cas Vécus)

Depuis, on se sacrifie pour nos lecteurs qui nous demandent du toujours plus douteux.

On est comme les Jésus des surgelés.
– Caro, qui se prend pour la John Lennon du blogue foodie

Y a-t-il eu des belles surprises parmi vos dégustations ?

Caroline : Je pense que la nuit, Mathieu se lève pour crier de joie pis se faire un p’tit plaisir en repensant au popcorn-qui-n’est-pas-raciste de Gourmaïs (celui qui a un ami forêt-noire).

Mathieu : Caroline s’est donné tout le trouble de concevoir, expulser et élever un enfant juste pour pouvoir grignoter les crottes de fromage pour bébé Gerber’s pendant que la p’tite dort.

Quelles ont été vos pires expériences ?

Par professionnalisme, on cuisine, mâche, goûte et avale tout ce qu’on critique. Pour le pogo-déjeuner à saveur de « petits fruits », la partie « avaler » a été absolument impossible.

Sinon, ce n’est pas si pire que ça, même si c’est rarement vraiment délicieux. On choisit les aliments autant pour leur côté quosséçabonyenne que pour leur potentiel d’écriture. Quelque chose de pas ben bon mais sur lequel il n’y a que deux blagues à faire, ce n’est pas génial pour nous.

Par exemple : Plume Latraverse a l’air de goûter dégueu, mais on n’a pas envie d’écrire sur lui pour autant.
– Mathieu

Êtes-vous devenus accroc à certaines des cochonneries que vous avez essayées pour votre blogue ?

Chaque fois qu’on passe à côté de la caisse, on tend le bras vers un Dernière Heure. Des fois, ledit bras bifurque pis se ramasse à empoigner une Kit Kat oubedon du Tide to Go, mais la tentation est là.

Mathieu : Autrement, je ne vois pas ce qui pourrait me pousser à racheter de la soupe Chunky au pâté chinois…

Caroline : La menace imminente d’une invasion de zombies.

Mathieu : Tu penses que ça peut les faire fuir ?

Jusqu’où comptez-vous aller dans vos expériences ?

Si c’est industriel, qu’on se demande « qui a pensé à ça ? » et « qui veut ça ? », on est prêts à y goûter. Ça se peut qu’on le regrette, mais on est game.

Rien n’est à notre épreuve, tant qu’on a un système de santé universel pis que notre carte de la RAMQ est valide.

Êtes-vous rémunérés par des compagnies pour faire une élogieuse critique de leurs produits ?

Au contraire, tenir ce blogue nous coûte de l’argent.

Notre seul salaire, ce sont les rires des enfants, la joie retrouvée de ceux qui n’avaient plus d’espoir en la vie et peut-être un petit 5 $ que vous pourriez vouloir nous envoyer via Paypal. C’est pas pour boire, c’est pour… ouin. Non. Soyons honnêtes : c’est pour boire.

→Pour être informé chaque fois qu’un nouveau texte débarque ici, inscrivez-vous à notre infolettre. C’est aussi gratuit et délicieux qu’une dégustation de mini soucisses à l’épicerie.←

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