#12 — La pizza pochette, telle que Darwin l’aurait voulue

Caroline Décoste et Mathieu Charlebois goûtent pour vous à toutes sortes de choses, afin de répondre à la question « Si tu manges ça, vas-tu finir ton assiette? »

Au menu :

LES GRIGNOTISES DE PIZZA NATURAL SELECTIONS DE MAPLE LEAF

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De la garniture de pizza dans une pochette de pâte. Hum… qu’est-ce que ça nous rappelle? De la pizza… dans une pochette…

HO MON DIEU! C’est un chausson McDo à la pizza!
— Caroline, qui ne gagne jamais au jeu du nom dans le front

Hé oui! Nous sommes devant la version haut de gamme de la pizza pochette, ou la version cheapette d’un calzone. Un genre de calzonette ou une pochezone, quoi.

Mais en fait, ce n’est ni un ni l’autre : ce sont des « grignotises de pizza ». Grignotises, comme dans « j’ai faim, je grignotiserais bien quelque chose ».

Ce mot mérite de croupir au même endroit que l’ignoble coquetel.
— Mathieu

Mathieu, peut-être aurait-il fallu que vous grignotisassiez à ce coquetel en portant votre gaminet.
— Caroline, qui cherche une utilité à son bac en lettres

Ces « pizza snacks » font partie de la gamme de produits « Natural Selections » de Maple Leaf, ainsi baptisée parce qu’on laisse les ingrédients se battre entre eux, pour ne garder que ceux qui arrivent à survivre. Dieu sait combien de tranches de baloney le pépéron a dû tuer avant d’atterrir dans notre assiette.

Nous aurions pu prendre des grignotises (argh!) au bacon et pepperoni, histoire d’annuler le côté santé des ingrédients naturels, mais tant qu’à se promener le petit doigt dans les airs, on a choisi la saveur « Deluxe ».

Ou la saveur « vivre au-dessus de ses moyens ».
— Le duo de pigistes

Une vie de luxe dans une pâte congelée.

Une vie de luxe dans une pâte congelée.

Signe qu’on vit en climat d’austérité, semblerait que le luxe, c’est du mozzarella, du pepperoni, des champignons et des poivrons verts. Où est notre caviar, notre champagne et nos truffes? Un peu déçus, on a renvoyé le majordome et décommandé le quatuor à cordes.

Fuck toute, comme disent les jeunes, on va se le cuisiner nous-mêmes, en écoutant du Plume.

Le matin quand tu t’réveilles
Pis qu’t’as pris des Doritos la veille,
quel calvaire

T’aurais l’goût d’une cigarette
Mais t’as rien qu’des pizzas pochettes,
quel calvaire

— Mapleplume Leaftraverse

PRÉPARATION ET PRÉSENTATION SUGGÉRÉE

La cuisson se fait au micro-ondes, en une minute et demie. Ça assure ce côté pâte-trop-molle et ce côté ayoye-astie-le-stuff-à-l’intérieur-est-trop-chaud si inséparables de la pizza pochette. Une pizza pochette qui ne crisse pas le feu à notre palais en nous explosant dans la bouche à la première bouchée, c’est autant une pizza pochette qu’un film sans Sophie Desmarais est un film d’auteur québécois.

La cuisson peut aussi se faire au four, mais ça fait monter le temps de préparation à près de 23 minutes.

C’est tellement long que j’ai eu le temps d’obtenir un rendez-vous avec un médecin spécialiste.
– Mathieu

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Si vous êtes un traditionnaliste, vous pouvez servir la pizza pochette avec un adolescent en guise d’accompagnement.

Vous pouvez aussi la mettre dans votre poche, si vous êtes plutôt du type littéral.

DÉGUSTATION

En gastronomie, on possède tout un éventail d’adjectifs et d’expressions pour décrire le goût (au-delà de salé, sucré et pas pire). On s’est donc inspirés de Brillat-Savarin pour déclarer que cette calzonette goûtait ce qu’elle sentait et que c’était ben correct de même.

La tomate est présente au niveau de la bouche, comme on dirait à Un souper presque parfait. Le pepperoni fait un p’tit zing sur la langue quand il arrive dessus, ce qui veut dire que c’est un ti-peu piquant mais pas trop.

Pour l’ensemble de son oeuvre, on lui donnerait un C, comme dans «c’pas pire pantoute».

Ces pizzas pochettes des Maple Leafs sont plus fraîches que leur dernière coupe Stanley.
-Mathieu, nostalgique de 1967 mais confus avec les noms

VAS-TU FINIR TA POCHETTE?

Oui, probablement.

Ça goûte bon, d’autant plus que le concept de pizza pochette ne met pas la barre très haute en matière de goût. Goûter meilleur qu’une pizza pochette, c’est un peu comme gagner un duel de rimes riches contre MARIE-CHANTAL TOUPIN. Bravo, mais enfle-toi pas le caps lock avec ça.

Tu vas donc finir ton assiette et être relativement satisfait, jusqu’à ce que quelqu’un autour de la table lance : «Hey, Maple Leaf, c’était pas eux la crise de la listériose en 2008?»

Cette pizza pochette de luxe nous permet de revivre un peu notre adolescence, mais en vraiment mieux. Et maintenant, si seulement on pouvait refaire notre après-bal avec un vin de l’Espace Cellier plutôt que de la Wildcat…

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